De bonnes vacances en quête de sens, de connexion avec la nature et de chance !

De bonnes vacances en quête de sens, de connexion avec la nature et de chance !


Il est temps de prendre des vacances, si ce n’est pas déjà fait, la crise du Covid, les tensions que cela génère, les incertitudes avec des stop and go successifs, le télétravail, le masque, le vaccin, le pas assez de travail puis le trop de travail ont mis à rude épreuve nos organismes et notre mental en recherche de certitudes et de sécurité.
Si les vacances vous permettent dans un premier temps de vous reposer c’est aussi le moment de rattraper les lectures non terminées ou en retard. C’est aussi le moment de vous proposer quelques livres pour prendre du recul ou vous retrouver. En voici 3 !

Pour commencer l’excellent Sébastien Bohler qui signe après le “Bug Humain” un “Où est le sens ?” qui vient nous éclairer sur notre capacité à chercher et à trouver du sens dans nos existences. Dans un monde qui fait face à une pandémie et à un dérèglement climatique, jamais le sens n’aura autant d’importance. Alors comment donner du sens à son existence à sa présence sur terre dans ce grand tout ? A chacun sa réponse, et je peux évidemment y contribuer en vous accompagnant dans cette quête. Peut-être que l’exploration de notre cerveau nous ouvrira de nouvelles perspectives, en attendant notre identité est composée de couches successives dont certaines par force de consommation deviennent absurdes, nous mangent du temps, en particulier cela peut concerner nos identités et consommations numériques…

Corine Sombrun excelle dans un autre registre, celui de la connexion à son cerveau ! Tout comme Sébastien Bohler en rédacteur en chef de la publication “Cerveau et Psycho” s’intéresse aux recherches sur la méditation, le yoga, la psychologie et le cerveau, Corine Sombrun, elle, explore les voies et voix du chamanisme. Elle cherche à comprendre et à développer la transe comme mode de “communication” avec soi, les autres et la nature. “La diagonale de la joie” rapporte les travaux que Corinne Sombrun mène dans ce domaine, et ce livre fait le pont entre l’animisme, la créativité et les sciences cognitives… J’ai beaucoup apprécié la démarche de Corinne Sombrun qui questionne et n’exploite pas ce “don” de transe pour elle, mais pour comprendre le phénomène. Cela nous questionne fortement sur notre lien avec la nature, avec ce que pouvait être l’animisme, c’est à dire le lien entre l’homme et la nature et la terre. Rien d’ésotérique, vivement le prochain tome. Cela m’a aussi questionné sur la place du chamane et aujourd’hui du coach dans la société. Si les différences sont évidentes, les ressemblances, leurs rôles dans le questionnement sont aussi des parallèles intéressants (le coach n’entre pas en transe, mais il est à l’écoute des signes comme les émotions, le coach est rémunéré quand le chamane ne l’est pas ou sous forme d’offrande, il a lui aussi un cadre de référence et des rites mais pas le cérémonial de la transe).

Enfin pour voyager dans nos compétences et forcer le destin, j’ai apprécié ce livre plus expérienciel, et, c’est sa force, qui donne la pêche, “La chance, quel talent”, de Caroline de Surany. Elle nous parle de notre mise en route, de notre capacité à créer nos propres opportunités et ainsi à nous modifier. Avec cette vision positive et des exercices, rien de tel pour réussir ses vacances et revenir avec plein de projets et d’énergie pour la rentrée !

Où est le sens ? – Sébastien Bohler – Robert Laffont – Grand format – SaurampsNotre monde est au bord de l’asphyxie. Les espèces vivantes s’éteignent, les calottes glaciaires se liquéfient, les eaux montent, la tempéra

SAURAMPSLa diagonale de la joie ; voyage au coeur de la transe – Corine Sombrun – Albin Michel – Grand format – Sauramps« Les esprits t’enseigneront », lui avait dit la chamane Enkhetuya au temps de son initiation en Mongolie au début des années 2000. Au cours

SAURAMPSLa chance, quel talent ! – Caroline de Surany – Larousse – Grand format – SaurampsVous pensez que la malchance vous poursuit ? Vous croyez que la chance est le fruit du hasard ou l’action d’une main invisible et que vousSAURAMPS

Tags:

#chance

#talent

#coaching

#chamane

#sens

#biology

#neuroscience

#cerveau

De l’autoportrait : connais-toi toi même…

De l’autoportrait : connais-toi toi même…

“Connais-toi toi même, laisse le monde aux Dieux”, gravée sur le fronton du temple de Delphes, Socrate a laissé à la postérité cette citation que nous utilisons encore.

Avec Haruki Murakami, je voudrais vous emmener là aussi un peu en Grèce et dans l’univers du marathon, plus exactement de la course à pied et de l’écriture. Et laisser aux Dieux le monde.

L’écrivain japonais connu pour ces récits oniriques qui mêlent réalité et intériorité, s’est livré à l’exercice de l'”Autoportrait de l’auteur en coureur de fond”, titre d’un livre publié en 2011. Haruki Murakami fait parti de ces auteurs, qui mettant bout à bout des mots, exercent une pression amicale et sincère sur notre vie et notre discipline.

La discipline de l’autoportrait est un exercice difficile dans lequel il ne faut ni se livrer à la complaisance ni à la dévalorisation. C’est d’ailleurs le rôle du coach que de mener chacun à exprimer ce qu’il a de meilleur.

Dans un monde idéal, cet ouvrage serait lu et étudié dès les classes de première, même si sa lecture résonne plus avec l’âge et l’expérience. La course à pied n’y est qu’un prétexte pour parcourir le long chemin de la vie. La vie est injuste nous dit l’auteur, et parce qu’elle est injuste, autant travailler sur nos qualités. La course lui sert d’exemple : l’auteur ne se sent pas le meilleur, il se sait robuste mais pas le plus rapide, alors il court avec robustesse. Il pratique la course avec discipline, avec des entraînements réguliers, pour réaliser chaque année un marathon. Les courses sont des expérimentations pour se dépasser, aller au-delà, pour donner un sens à cette discipline de l’entrainement. Tout comme il peut le faire dans l’écriture et plus jeune dans sa boîte de jazz.

Et l’écriture ressemble aussi chez lui à un long marathon, le talent ne suffit pas, dit-il, pour durer, il n’a pas d’âge, mais une maturité ; il n’a pas de durée mais s’entretient et se travaille.

Disons-le, le livre s’épuise un peu sur la fin, mais je l’ai lu deux fois et à chaque fois j’en ai retiré un retour d’expérience personnel.

La première fois en 2012, j’avais déjà apprécié le livre et calé sur la fin. En période de “doute” il fut utile pour prendre du recul.

Fin 2015, je me suis remis à la course à pied, certain de ne pas vraiment retrouver les sensations de plaisirs que j’avais il y a quelques années. Avec l”‘âge”, j’avais changé de méthode et travaillé plus la préparation et la musculation pour démarrer dans de bonnes conditions. En juin, j’ai relu cet ouvrage et j’ai retrouvé le même plaisir de lire l’expérience d’Haruki Murakami car elle résonne dans nos expériences personnelles et dans nos défis personnels. Cette fois l’ouvrage s’est avéré utile non pas dans le doute mais dans le prolongement de réflexions personnelles sur la construction d’un avenir.

Alors que vous soyez coureur ou non, cet ouvrage est pour tous ceux qui veulent aller loin et se réaliser avec un brin d’auto-analyse, de sagesse socratique et et d’introspection orientale.

A lire et relire.