Dopaminez-vous vos équipes ?

Dopaminez-vous vos équipes ?

Si comme de nombreuses personnes vous salivez à la vue d’une belle assiette, c’est que vous venez d’activer votre circuit de la récompense. Une petite décharge de dopamine est sécrétée, elle nous donne du plaisir, alors même que nous n’avons pas encore touché l’assiette, c’est tout simplement incroyable.

Imaginez un instant que cela se produise dans votre entreprise. Imaginez que lorsqu’un employé visualise votre logo, il active ce système de récompense. Par anticipation il associe travail à plaisir… Car la dopamine est une hormone qui entretient la motivation.

Liée au plaisir elle est ambivalente car c’est aussi elle qui nous entretient dans certaines dépendances comme la drogue ou l’alcool ou plus simplement sur nos écrans.

Pourtant que de plaisirs à se faire plaisir, que de plaisir à faire plaisir aux autres. Les relations, la motivation en entreprise, comme pour la dopamine est ambivalente. Pour réussir, les dirigeants et managers se doivent de motiver leurs équipes pour atteindre des résultats. A priori il suffirait de récompenser les équipes pour qu’elles réussissent, quitte à augmenter la « dose » un peu plus à chaque réussite.

Chacun ayant de l’expérience dans ce domaine peut constater les limites de tels comportements. Une équipe doit trouver en elle-même les ressorts de sa motivation. Pour progresser. Elle doit miser sur ce qu’elle sait faire de mieux pour entretenir et développer ses compétences. Elle doit aussi parler de ses règles, de ses objectifs, et du pourquoi ils sont une équipe.

Une bonne façon d’entretenir la motivation au sein d’une équipe est de donner des signes de reconnaissances, d’encourager, de guider pour améliorer l’attitude, la posture, la technicité. C’est un peu cela la dopamine de l’équipe. C’est de se dire que chaque jour de travail est un jour de reconnaissance, de gratitude, d’acceptation de ce qui fonctionne bien comme de ce qui fonctionne moins bien. C’est accepter ceux qui performent comme ceux qui sont dans la difficulté.

Un dirigeant d’entreprise me disait, « mon problème, c’est que je suis trop gentil, je laisse faire, et puis un jour j’explose, je vois les dégâts que cela cause dans l’équipe, je ne sais pas comment faire ».

Notre travail va être de poser un cadre dans ses relations pour qu’il change sa posture, qu’il partage se cadre et le tienne dans le temps. Dans ce cadre les signes de reconnaissances, les encouragements, le questionnement, les retours d’information vont contribuer peu à peu à créer un climat de confiance pour que l’équipe dans un premier temps renforce ses points forts et peu à peu améliore les points plus faibles. Il ne s’agit donc pas seulement de récompenser, il s’agit de reconnaitre l’autre dans l’équipe et donner du sens au cadre et aux objectifs de l’entreprise. Comme pour notre cerveau c’est un équilibre entre différents facteurs (hormones) qu’il s’agit de trouver et d’ajuster en permanence pour garder le bon équilibre.

Nous ne sommes pas interchangeables

Nous ne sommes pas interchangeables

Vous avez tous dû entendre et même dire que personne n’est irremplaçable. C’est peut-être ce que pensent certains dirigeants et managers, mais pas cela n’est pas vrai si l’on considère les individus. Certes, un comptable peut être remplacé par un autre comptable, un agent par un autre agent et un directeur par un autre directeur mais nous ne parlons là que de fonctions.

Pourtant nous sommes tous irremplaçables car nous ne sommes pas interchangeables. Changez un élément et c’est toute la structure qui change.  

Prenons le président ukrainien, Volodymyr Zelensky : son calme, son leadership dans cette période de crise et sa manière de communiquer font ce qu’il est. D’autres présidents auraient pu aussi, dans l’absolu, être leader, mais ils n’ont pas son histoire au sens de ce qui constitue son identité qui reste unique et spécifique, dans ce qui l’amène par ses relations – actions, interactions et rétroactions – à être au front avec ses citoyens et son armée.

Parce qu’ancien acteur, parce qu’une histoire est née de son histoire d’acteur mis en abîme, il marquera certainement l’Histoire de son pays en ayant compris (consciemment ou pas) ce qu’est l’incarnation de son rôle, non plus en tant qu’acteur, mais en tant que leader de son pays. 

Ce qui est vrai à la tête l’est aussi dans les troupes. Dans les entreprises, les organisations, le départ des salariés entraîne des changements plus ou moins importants dans la structure. Chacun, par son individualité, sa connaissance de lui-même, de ses qualités et talents est à même d’influer sur l’organisation par ses interactions avec les équipes par son comportement ou par ses actions. 

J’ai la chance d’accompagner des équipes qui vivent ces mouvements, de les observer, d’échanger et de les amener à décaler leur regard. Aucun n’est interchangeable et c’est parfait ainsi. Ce qui fait vivre les équipes, ce sont les interactions entre les individualités et plus l’équipe comprend et intègre chaque individualité, plus chaque individu intègre et partage l’identité de l’équipe. Le rôle du coach au côté du leader est donc complexe – écoute, analyse, pistes, interactions et rétroactions, compréhension des positions et de la structure – et itératif par les incessants va-et-vient.  

Les amateurs de sport me parleront des remplaçants dans les sports collectifs et saisiront tout de suite qu’un remplaçant a un rôle à jouer, soit pour se substituer à un joueur blessé, soit pour faire évoluer une option tactique sur le terrain. De fait, le remplaçant n’est pas remplaçable dans l’équipe, il y joue un rôle spécifique qui peut même l’amener à peu jouer et être un élément de lien, de cohésion et de performance entre les coéquipiers. 

Alors, demain, si vous entendez que vous n’êtes pas irremplaçable, posez-vous la question : « pourquoi cette phrase arrive à ce moment là? » Quelle émotion ressentez vous ? Que feriez-vous pour résoudre ce cas d’irremplaçabilité ?

Si vous êtes dirigeant, manager, chef d’équipe, pourquoi dites-vous cela ? Dans quel but ? Sous-entendez-vous qu’il y a un problème de place, de compétence, de management ? Qu’attendez-vous de différent ? Vous devez alors ressentir qu’il y a un os, quelque chose dans votre organisation qui n’est pas aligné entre vos attentes et la réalité.

En fait, quand nous voulons remplacer quelqu’un, c’est cette compréhension du problème qui est importante. Est-ce un déficit de compétences techniques ? Cette personne occupe-t-elle le bon poste? A-t-elle une influence sur l’ambiance ? Tout cela peut et doit être étudié tant que les liens permettent de travailler à une solution dans la confiance ou à minima de rétablir de la confiance, certains conflits permettent même de remettre du lien voire de le renforcer. 

De même, les coachs ne sont pas interchangeables, vous pouvez en remplacer un par un autre mais chacun est irremplaçable au sens où chacun aura ses qualités, spécificités et talents pour accompagner ses clients. Comme nous sommes conscients de ces spécificités, nous pouvons affirmer que oui un jour vous serez remplacé, pas parce que personne n’est irremplaçable mais simplement parce qu’à certains moments, nous avons besoin d’être remplacé, que nous ayons fini notre histoire avec une organisation (retraite, mission) ou que cette organisation évolue dans un sens qui ne nous convient plus, ou encore parce que nous voulons faire autre chose, parce que nous avons d’autres aspirations.

Tant que les individus sont ce qu’ils sont, nous pouvons avoir la certitude que nous sommes uniques, remplaçables et en même temps irremplaçables, jamais interchangeables !

Apprendre les feedbacks plutôt que le blablabla

Apprendre les feedbacks plutôt que le blablabla

En ce début de COP 26, c’est bien l’image de Greta Thunberg qui vient à l’esprit quand elle répète inlassablement blablabla qu’elle veut des actes plutôt que des discours blablabla. Elle a certainement raison, tout comme ceux qui font les discours ont raison, la parole précède souvent l’action. En coaching, nous apprenons que ce qui compte c’est d’avoir des clients qui s’engagent à… et même si l’action annoncée n’est pas celle réalisée, c’est cet engagement qui compte.

La COP26 ne devrait pas s’arrêter aux joutes oratoires et déclaration ostentatoires, et tout le blablabla, et pourrait se concentrer sur les feedbacks, les retours d’information en français, mais aussi sur les retours d’expérience et les appréciations positives sur ce qui marche et que l’on pourrait encore amplifier.

Imaginez-vous dans une entreprise en train de pointer sans arrêt les risques, les menaces et les peurs que génèrent le futur de vos marchés. Cela influerait sur votre moral et votre performance, c’est relativement classique, c’est ce qui arrive quand les différents acteurs pointent les défauts de chacun plutôt que les qualités.

Au contraire, si nous nous concentrons sur les aspects positifs de notre entreprise, de nos relations, de nos performances, nous pouvons nous appuyer dessus pour réussir des transformations encore plus importantes. Sur une barque emportée par le courant, si nous laissons les moins compétents à la rame et les moins experts à la barre, il est fort à parier qu’elle chavirera. Si vous mettez des hommes forts qui aiment être forts dans les moments difficiles, et qui aiment avoir un barreur en qui ils ont confiance, vos chances de sortir du courant sont alors nettement plus élevées, voir certaines ! Mais cela ne s’improvise pas, cela se cultive.

Le premier pas pour bien débuter passe par les facteurs clés de succès et les forces sur lesquelles nous pouvons, alors, nous appuyer. Les menaces, les risques sont toujours là, mais en attribuant à chacun un rôle dans sa compétence, nous créons les conditions de la confiance et de la réussite.

Les feedbacks bien réalisés, permettent de se concentrer sur les forces et les axes de progrès. Les feedbacks sont et doivent être sincères. Sinon c’est du blablabla. Les retours d’informations doivent être factuels et contextualisés, sinon c’est du blablabla. Ils sont bienveillants, jamais complaisants.

Les plus beaux cadeaux que vous pouvez faire dans vos vies professionnelles ce sont les feedbacks, c’est dire ce que vous appréciez chez vos collaborateurs, c’est dire leur importance dans l’équipe, dans l’entreprise, c’est dire qu’ils comptent pour vous.

C’est ainsi que le monde change, par la puissance combinée des mots et des actes.

Vous voulez aller plus loin ? Rencontrons-nous ! En attendant je vous propose de laisser un feedback, un simple j’aime, poster un commentaire ou encore une question !

Pourquoi le réchauffement climatique doit-il être au cœur de la stratégie de vos entreprises ?

Pourquoi le réchauffement climatique doit-il être au cœur de la stratégie de vos entreprises ?

Un nouveau mal-être se développe depuis plusieurs années, celui de l’éco-anxiété, ou encore la solastalgie, terme inventé par Glenn Albrecht, chercheur en psychologie et auteur du livre « Les Emotions de la Terre ». La solastalgie, c’est d’un côté la nostalgie d’un environnement que nous ne connaîtrons plus et d’un autre côté, la peur et l’impuissance face au phénomène de dégradation climatique qui se déroule sous nos yeux. Le terme désigne au départ les sentiments des populations australiennes face à l’exploitation minière qui défigure le paysage, entraîne des nuisances sonores et des pollutions environnementales. Nous pouvons la ressentir quand le plastique envahit la mer, les océans et les plages, quand nous nous rendons sur la dune du Pilat et que nous la voyons recouvrir les pins tout en s’amenuisant (cf photo ci-dessous), ou encore quand les ours blancs sont filmés en détresse sur des banquises instables.

Dune du Pilat, pin recouvert par la dune qui recule et s'amenuise sous l'effet des tempêtes et de la montée des eaux, ainsi que par les foulées des touristes

En quoi nos entreprises peuvent se sentir concernées par ce nouveau mal-être ?

Dans nos entreprises, dans nos relations, nous voyons de plus en plus de personnes qui face au défi du changement climatique, face aux dégradations de l’environnement et face à l’inertie du système se sentent désespérées, impuissantes, exaspérées.

Elles réagissent alors selon leurs individualités, par le découragement et la dépression, l’action et la promotion, la passivité et l’indifférence, ou encore la radicalité y compris pour certaines encore par une consommation effrénée.

Cet été le rapport du GIEC nous a alerté, en fait non, il nous a informé, que nous ne pourrons pas faire marche arrière, que si nous voulons rester dans la limite d’une augmentation de 2°C de la température alors il faut baisser dès cette année et chaque année qui vient de 5% nos émissions de CO2 et GES.

Cela parle donc de transformation, de changement, cela parle donc à nous tous, et tout particulièrement à nous, coachs, qui accompagnons les transformations des individus, des équipes et des organisations.

La réalité de nos vies est celle de l’émotion quand celle de la terre est biologique, physique et chimique. Nous ne pouvons pas imaginer concrètement ce qu’est le changement climatique autrement que par la peur et les catastrophes. Certains y voient des opportunités, en particulier pour exploiter des champs de gaz et pétrole dans des zones jusqu’ici inaccessibles et qui le deviennent grâce à la fonte des glaces.

Ce qui est en jeu… est plus grand que la somme de nos enjeux individuels

Ce qui est en jeu n’est évidemment pas de nos propres ressorts personnels. A quoi bon s’investir alors ?

Ce qui est en jeu, c’est de changer de société, une société dopée au pétrole qui doit se sevrer. Pourquoi changer si tel est notre destin ?

Ce qui est en jeu, ce sont les générations futures. La terre vivra à son échelle et redéveloppera sans doute si nous disparaissons de la vie dans plusieurs centaines de milliers d’années. Que l’humanité dure 100 000 ou 102000 ans, quelle importance au regard de l’univers ?

Ce qui est en jeu est bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Face au réchauffement climatique, nous sommes des tailleurs de pierre du Moyen Age face à un terrain vierge et une cathédrale à bâtir. Il suffit d’avoir un plan, des connaissances techniques, des méthodes et de la concertation pour y arriver. Certains ne verront que les pierres taillées, d’autres les poseront et ne verront que la base quand les derniers pourront finir le clocher.

Pour les tailleurs de pierre construire une cathédrale a un sens, cela dépasse le simple fait d’être un artisan, c’est contribuer à la grandeur de l’église.

Pour les entreprises la lutte contre le réchauffement climatique ne peut plus être un simple greenwashing, elle s’accompagne inévitablement d’une réflexion de deux ordres : le premier est celui de la décarbonation de son exploitation, le deuxième celui de la sobriété énergétique, d’une manière générale la sobriété dans les consommations et commercialisation des produits.

Ainsi, au prisme de l’individu, au prisme de l’entreprise seule, le changement semble impossible. Pourtant il suffit parfois d’un déclic, il suffit d’une vague, d’un souffle, pour que le changement s’opère sans que nous en ayons réellement conscience.

Les actions sont donc multiples, elles peuvent démarrer dans l’entreprise, pas seulement par la vision des dirigeants mais en confiant au contraire cette vision et le changement aux équipes et organisations. Ce sont elles qui sont à la fois en prise avec le terrain, sa réalité, pour expérimenter les solutions, comme avec l’entreprise pour impulser les changements.

Pour les entreprises, cela peut devenir un réel enjeu de motivation et d’engagement. Ne nous trompons pas, il s’agit d’un enjeu et non d’un outil de motivation. De nombreux salariés en France et dans le monde ont pris conscience avec les confinements successifs du Covid que finalement tout est possible, y compris de changer le monde. L’illusion serait de croire que la seule volonté d’un homme ou d’une femme et de son gouvernement peut tout. L’illusion serait de croire que sans coordination tout est possible. Les deux sont complémentaires et indissociables, ils sont interdépendants. Ce qui est en jeu… est plus grand que la somme de nos enjeux individuels, il questionne notre capacité au dépassement de nos intérêts à court terme.

Les leviers d’actions

Mais revenons aux possibles, à ce que nous pouvons faire dès aujourd’hui. Les leviers d’actions pour les entreprises et les salariés sont multiples. Voici quelques domaines dans lesquels ils peuvent se mettre en place :

1-    Les déplacements et la mobilité au sens large, aussi bien pour les trajets domicile – travail que pour les déplacements en clientèle

2-    La consommation énergétique des entreprises et la recherche de sobriété, aussi bien sur le bâtiment que sur l’utilisation des appareils / machines de production

3-    La durée de vie des biens de consommation et cycle de vie des produits et services

4-    L’utilisation et les usages numériques qui nécessitent une meilleure approche pour limiter les flux de données et donc l’utilisation des data centers, mais aussi autour des charges, veilles, etc.

Ces quelques thèmes – la liste n’est pas exhaustive – peuvent être revisités régulièrement pour améliorer en permanence la sobriété de nos sociétés.

Comment mettre en place une action dans ce domaine dans votre entreprise ?

Pour cela plusieurs pistes s’offrent à vous, une première peut être de débuter avec une fresque pour le climat dans laquelle les salariés vont partager des constats et des pistes de solutions. Une deuxième piste est de confier à un groupe de salariés cette mission et de les mettre en gestion de projets, en leur laissant carte blanche, et en les supportant dans leurs actions. La troisième est de porter une politique volontariste de RSE permettant de mesurer les impacts des actions de l’entreprise. Enfin, une quatrième action pourrait être de travailler à la transformation de votre entreprise et / ou à l’accélération de son changement : en faisant évoluer son modèle économique, soit pour anticiper les évolutions liées au changement, comme l’ont fait les premières entreprises du Bio, soit pour survivre, avec entre ces deux points les 50 nuances qui vous poussent à le faire.

La solastalgie nous touchera encore, éco-anxiété, météo-anxiété, traumatismes liés à la disparition de nos rivages, des glaces polaires, des glaciers (il vous reste une dizaine d’année pour faire découvrir à vos enfants ce qu’est un glacier en France) ou de nos forêts. Pourtant parce que nous fonctionnons par mimétisme, que nous défendons des valeurs humanistes et écologistes, nous devons conduire ce changement. Pour que d’autres s’en inspirent et aillent encore plus loin, fassent encore mieux, parce que la performance ne devrait pas se mesurer seulement par le résultat financier, mais avant tout par la sobriété. Cela changerait dans bien des domaines nos façons de penser et nos actions. Voilà peut-être un premier élément utile à notre changement !

Sources :

« La fresque du climat » pour se lancer : https://fresqueduclimat.org/

« The shift project » avec de nombreuses informations pour bien comprendre les rapports du GIEC : https://theshiftproject.org/

« Les émotions de la Terre – de nouveaux mots pour un nouveau monde » par Glenn Albrecht – https://livre.fnac.com/a15190004/Glenn-Albrecht-Les-emotions-de-la-Terre#omnsearchpos=1

Comment trouver le coach de ses rêves ?

Comment trouver le coach de ses rêves ?

Seth Godin écrivait dans un article de blog sur le « Coaching Paradox » que c’est souvent lorsque nous avons besoin d’un coach que nous hésitons à le faire. Signe extérieur de faiblesse ou tout simplement parce qu’il nous met face à nos contradictions de vouloir changer sans s’engager.

Dans le sport, dans les secteurs artistiques, dans la politique et dans les grandes entreprises, les coachs et mentors sont présents, visibles dans le sport, discrets dans les autres milieux.

En entreprise, trop souvent encore, le coaching intervient tard dans un processus de crise, quand le coaché se retrouve esseulé dans l’organisation, l’entreprise fait alors appel à un coach pour aider le manager enlisé.

Si nous devions suivre l’analogie avec le sport, le coach intervient moins souvent en crise que dans le soutien de ses coachés pour atteindre des objectifs définis par une direction ou par l’équipe. Il est là pour une période définie, courte ou longue selon le type de coaching.

Le biais du coaching, qui tend à diminuer, est que nous ne voyons pas qui s’entoure d’un coach professionnel ou d’un accompagnement formel, voire parfois informel dans son entreprise, dans son projet. Cela est assez logique, le coach est choisi la plupart du temps dans la proximité, une rencontre au cours de laquelle se crée un lien et par recommandation avec le souci de la discrétion.

Je n’ai toujours pas vu de coach en photo avec ses clients sur instagram et c’est bien normal, je ne vois pas, non plus, de photo de banquier avec leur client…

Alors comment choisir son coach ?

Tout d’abord en identifiant les objectifs du coaching :

  • Coaching de crise
  • Prise de poste
  • Ré-orientation professionnelle
  • Changement dans la structure / organisation
  • Coaching de l’équipe et cohésion d’équipe
  • Affirmation de son leadership
  • Coaching existentiel

Ensuite trouver le/la coach(e) qui peut avoir une compétence dans le secteur d’activité, la fonction, ou l’environnement du coaching. Un coach issu du monde de la TPE / PME est souvent moins légitime à accompagner un patron du CAC40 qu’un coach qui lui aura eu une carrière dans une grande entreprise, et vice versa. De même le secteur d’activité peut jouer un rôle important tout comme le fait d’être dans le public ou le privé. Les exceptions existent bien évidemment.

Où trouver les coachs ?

Il existe 3 fédérations de coachs en France qui disposent d’annuaires avec présentation des coachs : l’EMCC, la SF Coach et ICF. Vous trouverez là pas moins de 4000 coachs formés et adhérents au code de déontologie de la profession.

Ensuite, vous pouvez demander autour de vous, rencontrer un, deux ou trois coachs pour trouver celui avec lequel vous trouvez une affinité. En effet, le coaching touche à vos engagements, il faut donc nouer une relation de confiance pour partager ses doutes, certitudes et pouvoir se mettre en questionnement, en exploration de solutions puis en action.

Le coach à quel prix ?

Voilà une question délicate. Le coaching demande un investissement personnel et financier. Quand l’entreprise paie, la note est neutre pour le coaché. Pour les dirigeants de TPE et PME, cela peut vite représenter un coût important. Mais cela n’est que la vision du coût. Le bénéfice du coaching peut paraître intangible car il est immatériel. Ce bénéfice dépend en fait de votre objectif initial et de l’engagement que vous pourrez y mettre.

Lors d’un coaching, j’ai « découvert » que mon coaché cherchait la permission – sa propre permission – d’arrêter son activité. Son bénéfice est clair, il a pu prendre une décision difficile et préparer la fermeture de son entreprise. La raison principale se trouvait dans le fait qu’il ne supportait plus le stress lié à son travail.

Lors d’un autre coaching, le coaché avait besoin de soutien, trop seul face à son organisation et aux équipes. Le bénéfice là aussi du coaching a été de créer des alliances avec certains cadres pour réduire cette solitude, redonnant ainsi du plaisir et de la performance au travail.

Donner un prix à ces évolutions est donc très subjectif, mais le coach dispose d’un tarif qui prend en compte son temps, ses compétences, ses formations annuelles, sa cible client et ses frais, dont la supervision qui lui permet d’explorer sa pratique professionnelle.

Alors peut-on trouver le coach de ses rêves ? Je n’en suis pas sûr, par contre, vous trouverez certainement le coach qui vous accompagnera pour réaliser vos projets, vos transformations et même vos rêves !

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