Décider

Décider

Nos grandes décisions, nos grands choix, génèrent en nous nos plus grandes incertitudes. Ces moments où le temps semble suspendu et que le cerveau bouillonne à l’excès entraînant des sentiments contradictoires : joie, colère, tristesse et peur.

Décider du chemin demande une réflexion contextualisée. Personne ne peut décider à votre place. Si le cerveau bouillonne, c’est bien que toutes les données se bousculent. Certains parleront seuls, d’autres s’enfermeront pour réfléchir, d’autres encore interrogeront, consulteront des experts, des coachs ou tireront les cartes. Certains gaderont leur sang froid quand d’autres épuiseront leur entourage par leur doute.

La décision ne prend qu’un fragment de temps : parfois sous la forme d’une étincelle qui jaillit soudainement, parfois comme une évidence qui s’impose au lever du soleil.

Le processus de décision, lui, prend du temps, un temps qui peut nous sembler infini, en particulier dans les situations de tensions. Parfois, pourtant, nous devons prendre une décision importante en seulement quelques minutes. Il nous faut alors faire appel à notre instinct et accepter de ne pas comprendre immédiatement notre choix. Le temps permet la maturation, l’échange, il permet de comprendre, de faire évoluer sa pensée. L’instinct fait appel à notre expérience, à nos ressentis, à notre survie.

« Décider c’est renoncer » – pour devenir entrepreneur ce sera de renoncer au « confort » du salariat – cela explique la colère, la tristesse, mais aussi la peur de se tromper et la joie de prendre son destin en main.

Alors, certes, il n’y a pas de signalisation externe, mais nous disposons de nos boussoles internes pour nous guider et affirmer nos choix, sur la base de nos valeurs, du sens que nous donnons à notre vie, notre engagement, sur la part de risque que nous sommes en capacité d’assumer.

Et vous, qu’avez vous ressenti lors de vos grandes décisions, de vos grands choix ?

Que faire face à la solitude du dirigeant ?

Que faire face à la solitude du dirigeant ?

Parfois l’entrepreneur, le chef d’entreprise, le dirigeant, se trouve isolé dans une tour d’ivoire. Parce qu’il a entrepris seul, parce qu’il lui faut prendre des décisions lourdes, parce que les fins de mois ressemblent parfois à des fins du monde, parce qu’il n’arrive pas à partager sa vision du monde auprès de ses salariés.

Parfois aussi, simplement parce que tout se déroule bien, la dynamique s’installe et la tête dans le guidon, il ne prend tout simplement pas le recul nécessaire, il s’amuse, travaille beaucoup, est investi comme jamais.

BPI France Le Lab a mené en 2016 une étude auprès de 2398 dirigeants, « Vaincre les solitudes du dirigeant » (1) qui montre que 45% des répondants se sentent isolés (11% très isolés et 34% peu isolés) contre 26% qui se sentent entourés.

Les facteurs d’isolement sont connus : absence de bras droit, temps de travail dépassant les 70 heures hebdomadaires, résultats déficitaires, et être seul dirigeant et propriétaire de l’entreprise.

Pour sortir de cette spirale, les solutions sont aussi connues. Ceux qui se sentent entourés ont des résultats bénéficiaires, un comité de direction, partagent le direction de l’entreprise et ont des recours réguliers à un cabinet de conseil.

De manière générale, les dirigeants d’entreprise à 45% participent à un réseau d’entrepreneur et à 39% s’appuient sur des conseil externes pour rompre la solitude.

Pour sortir des solitudes, l’étude révèle que 4 axes de travail se dégagent :

L’ouverture de l’actionnariat et le partage de la décision

Un travail sur la gouvernance pour créer un collectif et éclairer la décision

Un travail sur la stratégie et le positionnement de l’entreprise

Le développement des compétences de management agiles et collaboratives

Dans la vraie vie du dirigeant ce qui est marquant, ce que mon expérience fait ressortir et ce que l’étude corrobore, c’est que souvent les dirigeants ont besoin de parler de leurs vies, de leurs difficultés et de leurs prises de décisions avec une personne de confiance. Si la confiance est un facteur premier dans la relation, il faut aussi pouvoir s’appuyer sur les compétences de l' »écouteur ».

C’est par l’écoute active(2) que le dirigeant va pouvoir pousser son raisonnement, explorer les pistes qui s’ouvrent à lui, qu’il va identifier ses besoins plus précisément et qu’il pourra exprimer son besoin d’accompagnement.

Notre rôle de coach et consultant prend alors tout son sens. En effet si nous faisons le lien avec les 4 axes de travail principaux, ce que nous faisons c’est de permettre, de faciliter le passage du dirigeant et de ses équipes d’un stade de fonctionnement à un autre.

La solitude du dirigeant c’est de l’isolement, c’est l’entreprise verticale, pyramidale, dans laquelle le dirigeant/actionnaire est en « toute puissance ». Cette « toute puissance » est entretenue par les relations qui s’installent dans l’entreprise et trop souvent le dirigeant est alors un donneur d’ordre qui veut sortir de cette situation mais n’y arrivera pas sans la mise en place d’un processus d’accompagnement alliant, selon les besoins, coaching individuel et collectif, la construction d’équipe, une touche de conseil et de formation.

Les 4 axes de travail conduisent à la mise en place de changement dans l’organisation. A chaque fois l’objectif est double, d’abord rompre les solitudes du dirigeant, pour ensuite travailler sur l’optimisation de la performance de l’entreprise. Dans un contexte d’incertitude cela demande aux équipes des ajustements permanents et de plus en plus d’intelligence collective.

Sortir de la solitude, c’est aussi sortir de schémas de croyances que nous entretenons tous, c’est changer de point de vue, changer nos relations à l’autre, résumé par cette citation de Goethe :

« Traitez un individu comme il est, il restera de qu’il est. Traitez-le comme il doit et peut devenir, il deviendra ce qu’il doit et peut être ».

Interview d’Olivier Torres…

(1) Toute l’étude est en accès libre sur le site de BPI France : https://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/Vaincre-les-solitudes-du-dirigeant

(2) L’écoute active est un concept développé par Carl Rogers (psychologue américain), qui met en œuvre de l’ouverture, de la disponibilité, de l’expression libre, du questionnement, de la reformulation, des silences, de l’empathie avec neutralité et bienveillance. Le tout résumé par Carl Rogers lui-même :

« Quand j’ai été écouté et entendu, je deviens capable de percevoir d’un œil nouveau mon monde intérieur et d’aller de l’avant. Il est étonnant de constater que des sentiments qui étaient parfaitement effrayants deviennent supportables dès que quelqu’un nous écoute. Il est stupéfiant de voir que des problèmes qui paraissent impossibles à résoudre deviennent solubles lorsque quelqu’un nous entend. »

Le coin des lecteurs : « Foutez-vous la paix »

Le coin des lecteurs : « Foutez-vous la paix »

Certains jours la pression que nous nous mettons nous fait prendre conscience que, sans doute, nous en faisons trop, que sans doute la première personne qui nous empêche de vivre : c’est nous-même.

Fabrice Midal, spécialiste de la méditation, développe avec « Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre » les injonctions que nous nous faisons chaque jour pour « réussir » au lieu de nous concentrer sur le moment présent.

En quinze chapitre, du premier « Cessez de méditer, ne faites rien » au quinzième « Cessez de discipliner vos enfants, la méditation n’est pas de la ritaline« , Fabrice Midal raconte comment nous nous mettons en difficulté, et pourquoi il est indispensable de relâcher (sans non plus tomber dans l’injonction du lâcher-prise).

L’auteur ne se complaît pas dans le laxisme, mais dans la bienveillance et l’exigence, une exigence qui, elle même, demande à être à sa juste place, celle d’être présent là où nous devons être au moment présent et non pas dans ce que nous pensons que nous devrions être. L’exigence finalement, la seule, celle de sa propre acceptation.

Ainsi à partir de son expérience de la méditation, il démystifie l’attente qu’ont de nombreuses personnes pour améliorer les performances, ou pire encore, d’atteindre la sagesse que ce soit pour des salariés, cadres ou enfants. Pour Fabrice Midal il faut revenir à l’essence même de la méditation : s’écouter, écouter, ressentir, prendre le temps, bref ne rien attendre !

Et de fait vivre c’est accepter ce que l’on est, nos défauts, nos paradoxes, nos ambivalences qui sont autant de qualités, nos angoisses qui sont autant d’espoirs, nos révoltes qui sont autant de sagesses.

Un livre à lire et à garder sous la main, pour replonger en cas d’urgence dans un chapitre, pour se libérer de son propre esprit, pour s’autoriser à être soi-même.

Foutez-vous la Paix ? Fabrice Midal, éditions Pocket, et son site internet : https://www.fabricemidal.com/ et enfin sur Amazon.

Les bonnes résolutions en 5 étapes

Les bonnes résolutions en 5 étapes

Incorrigibles !

Sur la table trainent les papiers des chocolats, les baskets répandues dans l’entrée, rien à faire, les bonnes résolutions semblent déjà perdues au lendemain de la nouvelle année et des promesses intenables.

 Bien sûr les chocolats ne méritent pas la poubelle et les baskets seraient bien mieux utilisées pour le sport ou la marche. Mais les bonnes résolutions ne peuvent pas non plus s’envoler à la moindre crise de flémingite.

 Je me suis alors demandé ce qui faisait que certaines résolutions tenaient et d’autres pas !

Et j’ai découvert un secret… il y a une formule magique

Vous aussi vous voulez découvrir la réussite à coup sûr ? (Normalement c’est là que vous entrez votre mail pour que je vous envoie mon livre blanc sur les 5 étapes du succès de vos résolutions 2019) ! Heureusement ma résolution est de rester moi-même et de ne pas me plier à toutes les modes de marketing.

Ainsi pour réussir sa « bonne résolution » il est nécessaire d’avoir du temps ou de se ménager du temps. Ce temps est plus ou moins long selon la nature du projet (se mettre au sport ou changer de vie) et se décompose en 5 étapes.

Etape 1 : Motivé !

Qu’est-ce qui me pousse à vouloir prendre cette résolution, à quel sacrifice suis-je prêt. Est-ce un simple défi ou un besoin essentiel ?

Cette réflexion préalable est indispensable pour savoir ce qui vous alimente dans la réussite de votre projet.

A partir de demain j’arrête de fumer ! Seuls ceux qui ont déjà réfléchit longuement et murit la réflexion (même si certains n’en ont jamais parlé à quiconque avant de passer à l’acte) en sont capables et voici pourquoi…

Etape 2 : S’informer

Parce qu’avant de se lancer dans une bonne résolution vous avez besoin d’informations ! Vous n’avez pas forcément de coach sportif ni de coach «perdre du poids ». Une résolution c’est un projet que vous réalisez.

Vous devez donc avoir suffisamment d’éléments pour mettre en œuvre un plan d’action. Si vous partez sur un régime vous avez certainement besoin de comprendre comment fonctionne le corps humain et d’analyser votre nutrition actuelle pour pouvoir la changer.

Pour le sport vous avez besoin de savoir combien de temps dure une séance, à quel endroit et à quel moment vous pouvez pratiquer.

Attention néanmoins à ne pas rester bloqué à cette étape, vous n’aurez pas toujours réponse à toutes les questions que vous vous posez.

Etape 3 : Se préparer et visualiser

Super vous savez quel régime vous allez suivre, il est temps de planifier tout cela.

Mais d’abord je vous invite à visualiser votre cuisine d’aujourd’hui avec vous dedans, c’est fait ?

Maintenant imaginez vous dans cette même cuisine dans 5 mois.

Alors ? Ah oui les paquets de Finger ne sont plus dans l’armoire planqués sous les torchons, et regardez-vous, vous vous trouvez mieux n’est-ce pas ?

La visualisation est un excellent exercice pour se préparer et atteindre son objectif. Tous les sportifs le font consciemment (ou inconsciemment). Ils visualisent le placement de la balle sur le terrain avant de jouer le coup au tennis, une descente avec tous les obstacles pour les skieurs, les figures à effectuer pour les parachutistes.

Vous aussi vous pouvez visualiser et améliorer cette visualisation au fur et à mesure de votre préparation.

Etape 4 : S’entraîner ou tester

Quasi simultanément à l’étape 3 l’entrainement, ou phase de test selon la nature du projet, permet de se mettre en action et d’expérimenter.

Nous avons tous (pour les fumeurs) eu cette expérience d’arrêter un jour… et de ne tenir que quelques heures au mieux quelques jours. Pourtant ce sont souvent ces premières fois qui nous ont permis de comprendre les étapes précédentes. Parce que nous sommes tous différents, nos motivations, nos interprétations des informations, nos émotions et nos visualisations sont différentes et nous devons en permanence nous ajuster.

Etape 5 : Célébrer

Bravo vous avez réussi ! Récompensez-vous (sans tomber dans une autre addiction…) et continuez jusqu’à ce que vous ayez changé vos habitudes en profondeur…

Bravo vous avez échoué ! Recommencez vous êtes sur la bonne voie. Inutile de vous mettre la rate au court-bouillon, vous n’étiez sans doute pas complètement prêt mais vous avez acquis de l’expérience qui vous sera précieuse par la suite. Conseil : analysez ce qui a bien fonctionné et ce qui n’a pas bien fonctionné.

Voilà il est temps pour moi de vous souhaiter une excellente année 2019, pleine de résolutions, de projets et de bonheurs à accomplir… et n’hésitez pas à donner vos trucs et astuces pour réussir en commentaire !

Créer une entreprise, changer de vie

Créer une entreprise, changer de vie

Créer ou reprendre une entreprise c’est prendre une décision radicale, une décision dont les conséquences ne sont souvent pas mesurées. Et heureusement, une part d’inconscience est nécessaire pour se jeter dans le grand bain et apprendre à nager.

Pour le créateur d’entreprise c’est un chemin qui débute souvent dans l’euphorie, enfin il va prendre en main son destin, prendre ses propres décisions, conduire sa vie, conduire son changement de vie.

Quelque soit le résultat, l‘expérience est riche, forte, elle conduit au dépassement de soi, elle permet en quelques mois d’en apprendre plus qu’en quelques années passées dans une entreprise.

La réussite d’une création d’entreprise passe le plus souvent par l’accompagnement de l’entrepreneur par une structure d’accompagnement (pépinière d’entreprise, Airdie, BGE…) la famille, des coachs, des experts, des associés.

L’accompagnement prend alors des formes diverses : soutien actif dans les périodes de financement, aide à la décision, brainstorming, appui moral dans les moments de creux et de doutes (vous le savez, vous le vivez). Et les études réalisées le montre, le taux de réussite (de survie) à 3 ans des projets passe en moyenne de 50% à 80%.(1)

Pour l’entrepreneur il est crucial de trouver cet appui, de trouver l’appui qui lui convient le mieux par rapport à son projet. Il doit pouvoir se ressourcer, travailler son leadership, intégrer son rôle de chef d’entreprise.

C’est pour cela que nous faisons notre la citation de Nelson Mandela

« Aucun de nous, en agissant seul ne peut atteindre le succès »

(1) les 3 facteurs clés de réussite pour les TPE / PME sont : l’accompagnement, l’ouverture du capital et l’internationalisation.

Se faire du bien : célébrer

Se faire du bien : célébrer

Capter les énergies positives nécessite parfois de couper la radio, la télé, les réseaux sociaux puis d’aller à la rencontre des autres.

Certaines semaines nous paraissent durer mille ans, et d’autres viennent récompenser ces mille ans de labeur.

Aujourd’hui j’ai envie de partager deux expériences successives qui nous rappellent que célébrer c’est nous faire du bien.

TOASTMASTER : apprendre à parler en public

Tout d’abord, mardi soir, j’ai été invité par un ami à participer sur Lyon à une soirée « Toastmaster ». Le principe est simple, il s’agit de parler en public.

Première phase de 2 minutes 30 secondes maxi pour trois candidats tirés au sort qui improvisent chacun sur une question posée par le président de la soirée, deuxième phase de 5 à 7 minutes pour 3 candidats qui ont préparé une intervention et enfin dernière phase qui consiste à présenter les évaluations des orateurs.Le moment fut plaisant, convivial, l’encouragement est de rigueur, les membres s’applaudissent, se reconnaissent des qualités et n’hésitent pas à apporter des pistes d’amélioration pour atteindre l’objectif : prendre confiance et mieux maîtriser sa parole en public, apprendre en faisant.

C’est aussi un travail d’équipe dans lequel chaque membre s’engage à prendre un rôle dans l’organisation et le déroulé de la soirée, gardien du temps, orateur, président, évaluateur, bref du mouvement et de l’énergie, un moment dont on ressort rechargé, la célébration y contribue fortement !

Patrice Canayer, grand témoin de la soirée Alès Audace

Alès soutient l’Audace

Mercredi, retour à Alès où j’ai eu le plaisir de participer à la 7ème édition du concours Alès Audace, cette fois-ci en étant candidat aux côtés de Chloé Rivière et Abdeslam Chaoui dans le projet « Pôle Image – Alès Cévennes » porté par Lionel Guichard. Projet récompensé, à notre grande joie, du 5ème prix du concours général, un bel encouragement et soutien pour le « Pôle Image », qui vise à devenir, sur la base d’un collectif, un pôle d’excellence.Alès Audace, c’est aussi un grand témoin, cette année Patrice Canayer, entraîneur et manager du Montpellier Handball Club qui a su développer la notion de performance, celle du dépassement de soi, celle de la réalisation d’un objectif et la notion de performance durable qui vise à reproduire cette performance dans le temps.

A l’appui de son expérience de la compétition de très haut niveau, Patrice Canayer a illustré comment autour de la performance il y a le talent, le travail, l’entraînement mais aussi les phases de récupération indispensables pour ne pas contre performer. Comment le travail d’équipe se révèle dans les temps forts quand chacun au même moment monte son niveau, ne commet pas d’erreur et réussit en quelques minutes décisives (sur un terrain de handball) à faire la différence.

J’ai retenu plus particulièrement que pour Patrice Canayer, il n’y a fondamentalement pas de différence entre le sport et l’entreprise, qu’il s’agit de faire avancer des équipes, d’accompagner des leaders (par des coachs, amis, structures d’accompagnement, la famille…) , et d’amener chacun à sortir de sa propre zone de confort pour être plus innovants et performants que ses concurrents.

Une belle soirée, un souffle d’énergie, d’entrepreneuriat qui illustre le faire, le travail, l’engagement, les rencontres et expériences qui nous enrichissent grâce en particulier à la célébration de projets en devenir, de réussites personnelles ou collectives et d’entreprises performantes.

Les lauréats et candidats du concours à découvrir sur www.ales-audace.fr

  • Défis Terroir pour Garoma, pour le Laboratoire de transformation de légumes bio, pour Cévennes.love et les Halles Bio de Vézénobres (aussi prix du public).
  • Pour le concours général : Le Garage des Cévennes, Clean Bill, PCS Connect, Ceven’Games et le Pôle Image Alès Cévennes
  • Pour le coup de coeur du jury : EVO PODS

A vos agendas : Ateliers Intelligence Collective

A vos agendas : Ateliers Intelligence Collective

Manager, chef d’entreprise, leader, vous avez envie de ré-enchanter votre management ?

Michèle Vielfaure-Chapuis et Yann Riché, coachs certifiés C&T, vous proposent 3 dates et 3 villes différentes du Gard pour venir expérimenter l’intelligence collective en vivant des processus de coachings.

+d’infos

Michèle Vielfaure-Chapuis – Au nom du Sens

Tél : 06 40 40 26 41 – coaching.cm@orange.fr – www.kelsens-c.com

Yann Riché – Lab Conseil

Tél : 06 17 17 17 26 – yriche@lab-conseil.fr – www.lab-conseil.fr

Atelier 35 €TTC – Buffet optionnel 15 €TTC

Vente de billets en ligne

2018, la promesse de l’Aube ?

2018, la promesse de l’Aube ?

Les coutumes, les rites font partis intégrantes de nos sociétés. En ce début d’année, les cérémonies de vœux vont se multiplier, et d’ailleurs, je me dois, mais aussi et surtout j’ai plaisir à vous souhaiter une bonne et heureuse année 2018, le bonheur et la santé.

Bonheur et santé, car les deux dépendent à la fois de nos capacités à les cultiver et les deux dépendent aussi de facteurs exogènes, de la chance, du patrimoine éducatif et génétique…

J’ai débuté l’année de façon « exceptionnelle », en allant au cinéma, au programme « la promesse de l’aube », adaptation du roman autobiographique de Romain Gary, de sa relation avec sa mère et de son incroyable destin, la promesse faite de réaliser le destin que sa mère avait pour lui : écrivain, héros de la France et ambassadeur.

Ce film, le roman, montre la tragédie de la mère, les hauts, les bas, les doutes du fils, ses chances et son acharnement, ses sacrifices, avec, toujours ancrés en eux, la foi dans le destin de Romain et leurs amours réciproques.

Cela montre qu’un destin est aussi une affaire de cerveau, Romain Gary considère qu’il n’est pas seulement « né du ventre de sa mère mais aussi de son cerveau, elle l’a façonné selon son désir » (Mireille Sacotte en présentation du livre dans « Légendes du je » aux éditions Gallimard).

A l’aube de cette année 2018, les vœux peuvent devenir des promesses, pas simplement des résolutions qui ne tiendront que quelques jours, des promesses que nous nous répétons pour atteindre un idéal, un but, une raison d’exister, non pas pour lutter contre l’ennui, mais pour donner du sens à nos actions et nos engagements.

C’est sans doute là que se trouve mon vœux le plus cher, voir mes proches, ma famille, mes amis, mes relations être ce qu’ils veulent être, agir dans la conscience du sens.

C’est aussi cela qui importe pour les dirigeants d’organisations, petites ou grandes, pour les cadres, pour les salariés : donner du sens à un engagement, à sa vie professionnelle et personnelle.

Alors je souhaite à chacun pour 2018 que cette année vous donne du sens, et pour cela je vous invite à explorer l’une des trois pistes dessinées par Victor Frankl* :

  1. accomplir une œuvre ou une bonne action
  2. connaître et aimer quelqu’un ou quelque chose
  3. permettre à la victime d’une situation désespérée de se dépasser et de se transformer

Bonne Année

*Victor Frankl – Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie – Les éditions de l’Homme

Transformation digitale : vision et partage

Transformation digitale : vision et partage

Chaque semestre, chaque année, une étude vient confirmer les besoins en accompagnement des dirigeants d’entreprise. En 2016, BPI France publiait une enquête sur « la solitude des dirigeants », en 2017 ce sont « les dirigeants de PME et ETI face au digital » au sous-titre ambigüe : « Histoire d’une incompréhension » réalisée auprès de 1814 dirigeants de PME / ETI, un échantillon conséquent.

L’enquête nous apprend que 38% des dirigeants demeurent aujourd’hui sceptiques quant à la nécessité de mettre en place une démarche de transformation digitale.

BPI France estime qu’une entreprise sur 3 est menacée de disparition si elle n’a pas opéré de transformation d’ici 3 ans. Et l’enquête ne cible que les PME et ETI, autant dire que de nombreux secteurs, dont ceux du commerce de proximité, sont eux aussi certainement en sursis.

Pourtant ce que nous devons retenir dans cette étude, c’est que la transformation vers le digital est une histoire de femmes et d’hommes.

Tout d’abord, le digital apporte de la complexité supplémentaire, mais ne pas s’adapter à cette complexité et à l’incertitude qui en découle c’est mourir.

Ensuite dans la transformation digitale se niche la transformation des organisations. Inévitable. Le fonctionnement en réseaux, les flux d’informations, de données, conduisent indéniablement les entreprises à devoir vivre l’intelligence collective.

Deux raisons essentielles à cela : la première est à trouver dans les mutations profondes que le numérique ou le digital fait subir à nos modèles économiques, le produit ne se suffit pas, c’est de plus en plus son usage qui compte, le client veut une solution globale qui répond à ses besoins, pas un objet.

La deuxième raison est à chercher dans la monétisation des données afin que ces montagnes de datas ne restent pas de simples données brutes mais bien des données raffinées, utiles aux collaborateurs, aux clients, aux fournisseurs et in fine à la performance de l’entreprise.

Partir dans la transformation digitale demande de structurer sa démarche, il s’agit bien d’un projet à mener à bien avec une vision, le partage de cette vision et un plan d’actions. Les vrais difficultés pour les dirigeants résident dans les compétences, la formation et parfois le manque de moyens financiers.

Les dirigeants le savent, réussir c’est s’appuyer sur la première ressource de l’entreprise : l’humain.

Alors le numérique ne va pas tuer l’emploi, mais bien le changer et dans le même temps changer les modes d’organisations des entreprises… Le dirigeant est alors acteur et moteur de la transformation pour amener ses collaborateurs à monter en compétences (à minima sur le digital) à évoluer comme lui dans leurs postes, leurs fonctions, leurs responsabilités et leurs méthodes de travail, ainsi c’est toute l’organisation qui se transforme.

Toute l’étude sur Histoire d’incompréhensionhttps://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/Dirigeants-de-PME-et-ETI-face-au-digital

Pour en profiter voici l’infographie :

De l’autoportrait : connais-toi toi même…

De l’autoportrait : connais-toi toi même…

« Connais-toi toi même, laisse le monde aux Dieux », gravée sur le fronton du temple de Delphes, Socrate a laissé à la postérité cette citation que nous utilisons encore.

Avec Haruki Murakami, je voudrais vous emmener là aussi un peu en Grèce et dans l’univers du marathon, plus exactement de la course à pied et de l’écriture. Et laisser aux Dieux le monde.

L’écrivain japonais connu pour ces récits oniriques qui mêlent réalité et intériorité, s’est livré à l’exercice de l' »Autoportrait de l’auteur en coureur de fond », titre d’un livre publié en 2011. Haruki Murakami fait parti de ces auteurs, qui mettant bout à bout des mots, exercent une pression amicale et sincère sur notre vie et notre discipline.

La discipline de l’autoportrait est un exercice difficile dans lequel il ne faut ni se livrer à la complaisance ni à la dévalorisation. C’est d’ailleurs le rôle du coach que de mener chacun à exprimer ce qu’il a de meilleur.

Dans un monde idéal, cet ouvrage serait lu et étudié dès les classes de première, même si sa lecture résonne plus avec l’âge et l’expérience. La course à pied n’y est qu’un prétexte pour parcourir le long chemin de la vie. La vie est injuste nous dit l’auteur, et parce qu’elle est injuste, autant travailler sur nos qualités. La course lui sert d’exemple : l’auteur ne se sent pas le meilleur, il se sait robuste mais pas le plus rapide, alors il court avec robustesse. Il pratique la course avec discipline, avec des entraînements réguliers, pour réaliser chaque année un marathon. Les courses sont des expérimentations pour se dépasser, aller au-delà, pour donner un sens à cette discipline de l’entrainement. Tout comme il peut le faire dans l’écriture et plus jeune dans sa boîte de jazz.

Et l’écriture ressemble aussi chez lui à un long marathon, le talent ne suffit pas, dit-il, pour durer, il n’a pas d’âge, mais une maturité ; il n’a pas de durée mais s’entretient et se travaille.

Disons-le, le livre s’épuise un peu sur la fin, mais je l’ai lu deux fois et à chaque fois j’en ai retiré un retour d’expérience personnel.

La première fois en 2012, j’avais déjà apprécié le livre et calé sur la fin. En période de « doute » il fut utile pour prendre du recul.

Fin 2015, je me suis remis à la course à pied, certain de ne pas vraiment retrouver les sensations de plaisirs que j’avais il y a quelques années. Avec l »‘âge », j’avais changé de méthode et travaillé plus la préparation et la musculation pour démarrer dans de bonnes conditions. En juin, j’ai relu cet ouvrage et j’ai retrouvé le même plaisir de lire l’expérience d’Haruki Murakami car elle résonne dans nos expériences personnelles et dans nos défis personnels. Cette fois l’ouvrage s’est avéré utile non pas dans le doute mais dans le prolongement de réflexions personnelles sur la construction d’un avenir.

Alors que vous soyez coureur ou non, cet ouvrage est pour tous ceux qui veulent aller loin et se réaliser avec un brin d’auto-analyse, de sagesse socratique et et d’introspection orientale.

A lire et relire.