Que faire face à la solitude du dirigeant ?

Que faire face à la solitude du dirigeant ?

Parfois l’entrepreneur, le chef d’entreprise, le dirigeant, se trouve isolé dans une tour d’ivoire. Parce qu’il a entrepris seul, parce qu’il lui faut prendre des décisions lourdes, parce que les fins de mois ressemblent parfois à des fins du monde, parce qu’il n’arrive pas à partager sa vision du monde auprès de ses salariés.

Parfois aussi, simplement parce que tout se déroule bien, la dynamique s’installe et la tête dans le guidon, il ne prend tout simplement pas le recul nécessaire, il s’amuse, travaille beaucoup, est investi comme jamais.

BPI France Le Lab a mené en 2016 une étude auprès de 2398 dirigeants, « Vaincre les solitudes du dirigeant » (1) qui montre que 45% des répondants se sentent isolés (11% très isolés et 34% peu isolés) contre 26% qui se sentent entourés.

Les facteurs d’isolement sont connus : absence de bras droit, temps de travail dépassant les 70 heures hebdomadaires, résultats déficitaires, et être seul dirigeant et propriétaire de l’entreprise.

Pour sortir de cette spirale, les solutions sont aussi connues. Ceux qui se sentent entourés ont des résultats bénéficiaires, un comité de direction, partagent le direction de l’entreprise et ont des recours réguliers à un cabinet de conseil.

De manière générale, les dirigeants d’entreprise à 45% participent à un réseau d’entrepreneur et à 39% s’appuient sur des conseil externes pour rompre la solitude.

Pour sortir des solitudes, l’étude révèle que 4 axes de travail se dégagent :

L’ouverture de l’actionnariat et le partage de la décision

Un travail sur la gouvernance pour créer un collectif et éclairer la décision

Un travail sur la stratégie et le positionnement de l’entreprise

Le développement des compétences de management agiles et collaboratives

Dans la vraie vie du dirigeant ce qui est marquant, ce que mon expérience fait ressortir et ce que l’étude corrobore, c’est que souvent les dirigeants ont besoin de parler de leurs vies, de leurs difficultés et de leurs prises de décisions avec une personne de confiance. Si la confiance est un facteur premier dans la relation, il faut aussi pouvoir s’appuyer sur les compétences de l' »écouteur ».

C’est par l’écoute active(2) que le dirigeant va pouvoir pousser son raisonnement, explorer les pistes qui s’ouvrent à lui, qu’il va identifier ses besoins plus précisément et qu’il pourra exprimer son besoin d’accompagnement.

Notre rôle de coach et consultant prend alors tout son sens. En effet si nous faisons le lien avec les 4 axes de travail principaux, ce que nous faisons c’est de permettre, de faciliter le passage du dirigeant et de ses équipes d’un stade de fonctionnement à un autre.

La solitude du dirigeant c’est de l’isolement, c’est l’entreprise verticale, pyramidale, dans laquelle le dirigeant/actionnaire est en « toute puissance ». Cette « toute puissance » est entretenue par les relations qui s’installent dans l’entreprise et trop souvent le dirigeant est alors un donneur d’ordre qui veut sortir de cette situation mais n’y arrivera pas sans la mise en place d’un processus d’accompagnement alliant, selon les besoins, coaching individuel et collectif, la construction d’équipe, une touche de conseil et de formation.

Les 4 axes de travail conduisent à la mise en place de changement dans l’organisation. A chaque fois l’objectif est double, d’abord rompre les solitudes du dirigeant, pour ensuite travailler sur l’optimisation de la performance de l’entreprise. Dans un contexte d’incertitude cela demande aux équipes des ajustements permanents et de plus en plus d’intelligence collective.

Sortir de la solitude, c’est aussi sortir de schémas de croyances que nous entretenons tous, c’est changer de point de vue, changer nos relations à l’autre, résumé par cette citation de Goethe :

« Traitez un individu comme il est, il restera de qu’il est. Traitez-le comme il doit et peut devenir, il deviendra ce qu’il doit et peut être ».

Interview d’Olivier Torres…

(1) Toute l’étude est en accès libre sur le site de BPI France : https://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/Vaincre-les-solitudes-du-dirigeant

(2) L’écoute active est un concept développé par Carl Rogers (psychologue américain), qui met en œuvre de l’ouverture, de la disponibilité, de l’expression libre, du questionnement, de la reformulation, des silences, de l’empathie avec neutralité et bienveillance. Le tout résumé par Carl Rogers lui-même :

« Quand j’ai été écouté et entendu, je deviens capable de percevoir d’un œil nouveau mon monde intérieur et d’aller de l’avant. Il est étonnant de constater que des sentiments qui étaient parfaitement effrayants deviennent supportables dès que quelqu’un nous écoute. Il est stupéfiant de voir que des problèmes qui paraissent impossibles à résoudre deviennent solubles lorsque quelqu’un nous entend. »

Créer une entreprise, changer de vie

Créer une entreprise, changer de vie

Créer ou reprendre une entreprise c’est prendre une décision radicale, une décision dont les conséquences ne sont souvent pas mesurées. Et heureusement, une part d’inconscience est nécessaire pour se jeter dans le grand bain et apprendre à nager.

Pour le créateur d’entreprise c’est un chemin qui débute souvent dans l’euphorie, enfin il va prendre en main son destin, prendre ses propres décisions, conduire sa vie, conduire son changement de vie.

Quelque soit le résultat, l‘expérience est riche, forte, elle conduit au dépassement de soi, elle permet en quelques mois d’en apprendre plus qu’en quelques années passées dans une entreprise.

La réussite d’une création d’entreprise passe le plus souvent par l’accompagnement de l’entrepreneur par une structure d’accompagnement (pépinière d’entreprise, Airdie, BGE…) la famille, des coachs, des experts, des associés.

L’accompagnement prend alors des formes diverses : soutien actif dans les périodes de financement, aide à la décision, brainstorming, appui moral dans les moments de creux et de doutes (vous le savez, vous le vivez). Et les études réalisées le montre, le taux de réussite (de survie) à 3 ans des projets passe en moyenne de 50% à 80%.(1)

Pour l’entrepreneur il est crucial de trouver cet appui, de trouver l’appui qui lui convient le mieux par rapport à son projet. Il doit pouvoir se ressourcer, travailler son leadership, intégrer son rôle de chef d’entreprise.

C’est pour cela que nous faisons notre la citation de Nelson Mandela

« Aucun de nous, en agissant seul ne peut atteindre le succès »

(1) les 3 facteurs clés de réussite pour les TPE / PME sont : l’accompagnement, l’ouverture du capital et l’internationalisation.

Se faire du bien : célébrer

Se faire du bien : célébrer

Capter les énergies positives nécessite parfois de couper la radio, la télé, les réseaux sociaux puis d’aller à la rencontre des autres.

Certaines semaines nous paraissent durer mille ans, et d’autres viennent récompenser ces mille ans de labeur.

Aujourd’hui j’ai envie de partager deux expériences successives qui nous rappellent que célébrer c’est nous faire du bien.

TOASTMASTER : apprendre à parler en public

Tout d’abord, mardi soir, j’ai été invité par un ami à participer sur Lyon à une soirée « Toastmaster ». Le principe est simple, il s’agit de parler en public.

Première phase de 2 minutes 30 secondes maxi pour trois candidats tirés au sort qui improvisent chacun sur une question posée par le président de la soirée, deuxième phase de 5 à 7 minutes pour 3 candidats qui ont préparé une intervention et enfin dernière phase qui consiste à présenter les évaluations des orateurs.Le moment fut plaisant, convivial, l’encouragement est de rigueur, les membres s’applaudissent, se reconnaissent des qualités et n’hésitent pas à apporter des pistes d’amélioration pour atteindre l’objectif : prendre confiance et mieux maîtriser sa parole en public, apprendre en faisant.

C’est aussi un travail d’équipe dans lequel chaque membre s’engage à prendre un rôle dans l’organisation et le déroulé de la soirée, gardien du temps, orateur, président, évaluateur, bref du mouvement et de l’énergie, un moment dont on ressort rechargé, la célébration y contribue fortement !

Patrice Canayer, grand témoin de la soirée Alès Audace

Alès soutient l’Audace

Mercredi, retour à Alès où j’ai eu le plaisir de participer à la 7ème édition du concours Alès Audace, cette fois-ci en étant candidat aux côtés de Chloé Rivière et Abdeslam Chaoui dans le projet « Pôle Image – Alès Cévennes » porté par Lionel Guichard. Projet récompensé, à notre grande joie, du 5ème prix du concours général, un bel encouragement et soutien pour le « Pôle Image », qui vise à devenir, sur la base d’un collectif, un pôle d’excellence.Alès Audace, c’est aussi un grand témoin, cette année Patrice Canayer, entraîneur et manager du Montpellier Handball Club qui a su développer la notion de performance, celle du dépassement de soi, celle de la réalisation d’un objectif et la notion de performance durable qui vise à reproduire cette performance dans le temps.

A l’appui de son expérience de la compétition de très haut niveau, Patrice Canayer a illustré comment autour de la performance il y a le talent, le travail, l’entraînement mais aussi les phases de récupération indispensables pour ne pas contre performer. Comment le travail d’équipe se révèle dans les temps forts quand chacun au même moment monte son niveau, ne commet pas d’erreur et réussit en quelques minutes décisives (sur un terrain de handball) à faire la différence.

J’ai retenu plus particulièrement que pour Patrice Canayer, il n’y a fondamentalement pas de différence entre le sport et l’entreprise, qu’il s’agit de faire avancer des équipes, d’accompagner des leaders (par des coachs, amis, structures d’accompagnement, la famille…) , et d’amener chacun à sortir de sa propre zone de confort pour être plus innovants et performants que ses concurrents.

Une belle soirée, un souffle d’énergie, d’entrepreneuriat qui illustre le faire, le travail, l’engagement, les rencontres et expériences qui nous enrichissent grâce en particulier à la célébration de projets en devenir, de réussites personnelles ou collectives et d’entreprises performantes.

Les lauréats et candidats du concours à découvrir sur www.ales-audace.fr

  • Défis Terroir pour Garoma, pour le Laboratoire de transformation de légumes bio, pour Cévennes.love et les Halles Bio de Vézénobres (aussi prix du public).
  • Pour le concours général : Le Garage des Cévennes, Clean Bill, PCS Connect, Ceven’Games et le Pôle Image Alès Cévennes
  • Pour le coup de coeur du jury : EVO PODS

A vos agendas : Ateliers Intelligence Collective

A vos agendas : Ateliers Intelligence Collective

Manager, chef d’entreprise, leader, vous avez envie de ré-enchanter votre management ?

Michèle Vielfaure-Chapuis et Yann Riché, coachs certifiés C&T, vous proposent 3 dates et 3 villes différentes du Gard pour venir expérimenter l’intelligence collective en vivant des processus de coachings.

+d’infos

Michèle Vielfaure-Chapuis – Au nom du Sens

Tél : 06 40 40 26 41 – coaching.cm@orange.fr – www.kelsens-c.com

Yann Riché – Lab Conseil

Tél : 06 17 17 17 26 – yriche@lab-conseil.fr – www.lab-conseil.fr

Atelier 35 €TTC – Buffet optionnel 15 €TTC

Vente de billets en ligne

Transformation digitale : vision et partage

Transformation digitale : vision et partage

Chaque semestre, chaque année, une étude vient confirmer les besoins en accompagnement des dirigeants d’entreprise. En 2016, BPI France publiait une enquête sur « la solitude des dirigeants », en 2017 ce sont « les dirigeants de PME et ETI face au digital » au sous-titre ambigüe : « Histoire d’une incompréhension » réalisée auprès de 1814 dirigeants de PME / ETI, un échantillon conséquent.

L’enquête nous apprend que 38% des dirigeants demeurent aujourd’hui sceptiques quant à la nécessité de mettre en place une démarche de transformation digitale.

BPI France estime qu’une entreprise sur 3 est menacée de disparition si elle n’a pas opéré de transformation d’ici 3 ans. Et l’enquête ne cible que les PME et ETI, autant dire que de nombreux secteurs, dont ceux du commerce de proximité, sont eux aussi certainement en sursis.

Pourtant ce que nous devons retenir dans cette étude, c’est que la transformation vers le digital est une histoire de femmes et d’hommes.

Tout d’abord, le digital apporte de la complexité supplémentaire, mais ne pas s’adapter à cette complexité et à l’incertitude qui en découle c’est mourir.

Ensuite dans la transformation digitale se niche la transformation des organisations. Inévitable. Le fonctionnement en réseaux, les flux d’informations, de données, conduisent indéniablement les entreprises à devoir vivre l’intelligence collective.

Deux raisons essentielles à cela : la première est à trouver dans les mutations profondes que le numérique ou le digital fait subir à nos modèles économiques, le produit ne se suffit pas, c’est de plus en plus son usage qui compte, le client veut une solution globale qui répond à ses besoins, pas un objet.

La deuxième raison est à chercher dans la monétisation des données afin que ces montagnes de datas ne restent pas de simples données brutes mais bien des données raffinées, utiles aux collaborateurs, aux clients, aux fournisseurs et in fine à la performance de l’entreprise.

Partir dans la transformation digitale demande de structurer sa démarche, il s’agit bien d’un projet à mener à bien avec une vision, le partage de cette vision et un plan d’actions. Les vrais difficultés pour les dirigeants résident dans les compétences, la formation et parfois le manque de moyens financiers.

Les dirigeants le savent, réussir c’est s’appuyer sur la première ressource de l’entreprise : l’humain.

Alors le numérique ne va pas tuer l’emploi, mais bien le changer et dans le même temps changer les modes d’organisations des entreprises… Le dirigeant est alors acteur et moteur de la transformation pour amener ses collaborateurs à monter en compétences (à minima sur le digital) à évoluer comme lui dans leurs postes, leurs fonctions, leurs responsabilités et leurs méthodes de travail, ainsi c’est toute l’organisation qui se transforme.

Toute l’étude sur Histoire d’incompréhensionhttps://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/Dirigeants-de-PME-et-ETI-face-au-digital

Pour en profiter voici l’infographie :

Faire l’avenir

Faire l’avenir

Bienvenue sur Lab Conseil,

Pour ce premier article, pour cette première lecture, si vous arrivez sur le site de Lab Conseil, j’ai seulement voulu mettre en lumière une citation d’Henri Bergson :

« L’avenir, ce n’est pas ce qui va nous arriver, mais ce que nous allons faire. »

La critique souvent entendue, souvent réelle, des chefs d’entreprise envers les financiers, les banquier et envers les experts comptables qui réalisent les analyses, est de regarder via le compte de résultat et le bilan dans le rétroviseur au détriment du projet d’avenir.

Un entrepreneur veut partager une vision de son entreprise à un horizon de 3, 5  ou 10 ans. Et il veut emmener avec lui son personnel, son banquier et son comptable et tous ceux qui partagent sa vision du futur. Peut être qu’il partira à la conquête des Indes pour découvrir l’Amérique, peut-être fera t-il naufrage dans un tribunal de commerce, peut-être sera-t-il couvert des ors d’une levée de fonds ?

Qu’importe finalement le résultat puisqu’il n’est jamais connu. Ce qu’il faut retenir c’est que, du port on voit l’horizon et derrière l’horizon, une même ambition, celle de vivre ses rêves.

 

Yann Riché