Décider

Décider

Nos grandes décisions, nos grands choix, génèrent en nous nos plus grandes incertitudes. Ces moments où le temps semble suspendu et que le cerveau bouillonne à l’excès entraînant des sentiments contradictoires : joie, colère, tristesse et peur.

Décider du chemin demande une réflexion contextualisée. Personne ne peut décider à votre place. Si le cerveau bouillonne, c’est bien que toutes les données se bousculent. Certains parleront seuls, d’autres s’enfermeront pour réfléchir, d’autres encore interrogeront, consulteront des experts, des coachs ou tireront les cartes. Certains gaderont leur sang froid quand d’autres épuiseront leur entourage par leur doute.

La décision ne prend qu’un fragment de temps : parfois sous la forme d’une étincelle qui jaillit soudainement, parfois comme une évidence qui s’impose au lever du soleil.

Le processus de décision, lui, prend du temps, un temps qui peut nous sembler infini, en particulier dans les situations de tensions. Parfois, pourtant, nous devons prendre une décision importante en seulement quelques minutes. Il nous faut alors faire appel à notre instinct et accepter de ne pas comprendre immédiatement notre choix. Le temps permet la maturation, l’échange, il permet de comprendre, de faire évoluer sa pensée. L’instinct fait appel à notre expérience, à nos ressentis, à notre survie.

« Décider c’est renoncer » – pour devenir entrepreneur ce sera de renoncer au « confort » du salariat – cela explique la colère, la tristesse, mais aussi la peur de se tromper et la joie de prendre son destin en main.

Alors, certes, il n’y a pas de signalisation externe, mais nous disposons de nos boussoles internes pour nous guider et affirmer nos choix, sur la base de nos valeurs, du sens que nous donnons à notre vie, notre engagement, sur la part de risque que nous sommes en capacité d’assumer.

Et vous, qu’avez vous ressenti lors de vos grandes décisions, de vos grands choix ?

Que faire face à la solitude du dirigeant ?

Que faire face à la solitude du dirigeant ?

Parfois l’entrepreneur, le chef d’entreprise, le dirigeant, se trouve isolé dans une tour d’ivoire. Parce qu’il a entrepris seul, parce qu’il lui faut prendre des décisions lourdes, parce que les fins de mois ressemblent parfois à des fins du monde, parce qu’il n’arrive pas à partager sa vision du monde auprès de ses salariés.

Parfois aussi, simplement parce que tout se déroule bien, la dynamique s’installe et la tête dans le guidon, il ne prend tout simplement pas le recul nécessaire, il s’amuse, travaille beaucoup, est investi comme jamais.

BPI France Le Lab a mené en 2016 une étude auprès de 2398 dirigeants, « Vaincre les solitudes du dirigeant » (1) qui montre que 45% des répondants se sentent isolés (11% très isolés et 34% peu isolés) contre 26% qui se sentent entourés.

Les facteurs d’isolement sont connus : absence de bras droit, temps de travail dépassant les 70 heures hebdomadaires, résultats déficitaires, et être seul dirigeant et propriétaire de l’entreprise.

Pour sortir de cette spirale, les solutions sont aussi connues. Ceux qui se sentent entourés ont des résultats bénéficiaires, un comité de direction, partagent le direction de l’entreprise et ont des recours réguliers à un cabinet de conseil.

De manière générale, les dirigeants d’entreprise à 45% participent à un réseau d’entrepreneur et à 39% s’appuient sur des conseil externes pour rompre la solitude.

Pour sortir des solitudes, l’étude révèle que 4 axes de travail se dégagent :

L’ouverture de l’actionnariat et le partage de la décision

Un travail sur la gouvernance pour créer un collectif et éclairer la décision

Un travail sur la stratégie et le positionnement de l’entreprise

Le développement des compétences de management agiles et collaboratives

Dans la vraie vie du dirigeant ce qui est marquant, ce que mon expérience fait ressortir et ce que l’étude corrobore, c’est que souvent les dirigeants ont besoin de parler de leurs vies, de leurs difficultés et de leurs prises de décisions avec une personne de confiance. Si la confiance est un facteur premier dans la relation, il faut aussi pouvoir s’appuyer sur les compétences de l' »écouteur ».

C’est par l’écoute active(2) que le dirigeant va pouvoir pousser son raisonnement, explorer les pistes qui s’ouvrent à lui, qu’il va identifier ses besoins plus précisément et qu’il pourra exprimer son besoin d’accompagnement.

Notre rôle de coach et consultant prend alors tout son sens. En effet si nous faisons le lien avec les 4 axes de travail principaux, ce que nous faisons c’est de permettre, de faciliter le passage du dirigeant et de ses équipes d’un stade de fonctionnement à un autre.

La solitude du dirigeant c’est de l’isolement, c’est l’entreprise verticale, pyramidale, dans laquelle le dirigeant/actionnaire est en « toute puissance ». Cette « toute puissance » est entretenue par les relations qui s’installent dans l’entreprise et trop souvent le dirigeant est alors un donneur d’ordre qui veut sortir de cette situation mais n’y arrivera pas sans la mise en place d’un processus d’accompagnement alliant, selon les besoins, coaching individuel et collectif, la construction d’équipe, une touche de conseil et de formation.

Les 4 axes de travail conduisent à la mise en place de changement dans l’organisation. A chaque fois l’objectif est double, d’abord rompre les solitudes du dirigeant, pour ensuite travailler sur l’optimisation de la performance de l’entreprise. Dans un contexte d’incertitude cela demande aux équipes des ajustements permanents et de plus en plus d’intelligence collective.

Sortir de la solitude, c’est aussi sortir de schémas de croyances que nous entretenons tous, c’est changer de point de vue, changer nos relations à l’autre, résumé par cette citation de Goethe :

« Traitez un individu comme il est, il restera de qu’il est. Traitez-le comme il doit et peut devenir, il deviendra ce qu’il doit et peut être ».

Interview d’Olivier Torres…

(1) Toute l’étude est en accès libre sur le site de BPI France : https://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/Vaincre-les-solitudes-du-dirigeant

(2) L’écoute active est un concept développé par Carl Rogers (psychologue américain), qui met en œuvre de l’ouverture, de la disponibilité, de l’expression libre, du questionnement, de la reformulation, des silences, de l’empathie avec neutralité et bienveillance. Le tout résumé par Carl Rogers lui-même :

« Quand j’ai été écouté et entendu, je deviens capable de percevoir d’un œil nouveau mon monde intérieur et d’aller de l’avant. Il est étonnant de constater que des sentiments qui étaient parfaitement effrayants deviennent supportables dès que quelqu’un nous écoute. Il est stupéfiant de voir que des problèmes qui paraissent impossibles à résoudre deviennent solubles lorsque quelqu’un nous entend. »

Le coin des lecteurs : « Foutez-vous la paix »

Le coin des lecteurs : « Foutez-vous la paix »

Certains jours la pression que nous nous mettons nous fait prendre conscience que, sans doute, nous en faisons trop, que sans doute la première personne qui nous empêche de vivre : c’est nous-même.

Fabrice Midal, spécialiste de la méditation, développe avec « Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre » les injonctions que nous nous faisons chaque jour pour « réussir » au lieu de nous concentrer sur le moment présent.

En quinze chapitre, du premier « Cessez de méditer, ne faites rien » au quinzième « Cessez de discipliner vos enfants, la méditation n’est pas de la ritaline« , Fabrice Midal raconte comment nous nous mettons en difficulté, et pourquoi il est indispensable de relâcher (sans non plus tomber dans l’injonction du lâcher-prise).

L’auteur ne se complaît pas dans le laxisme, mais dans la bienveillance et l’exigence, une exigence qui, elle même, demande à être à sa juste place, celle d’être présent là où nous devons être au moment présent et non pas dans ce que nous pensons que nous devrions être. L’exigence finalement, la seule, celle de sa propre acceptation.

Ainsi à partir de son expérience de la méditation, il démystifie l’attente qu’ont de nombreuses personnes pour améliorer les performances, ou pire encore, d’atteindre la sagesse que ce soit pour des salariés, cadres ou enfants. Pour Fabrice Midal il faut revenir à l’essence même de la méditation : s’écouter, écouter, ressentir, prendre le temps, bref ne rien attendre !

Et de fait vivre c’est accepter ce que l’on est, nos défauts, nos paradoxes, nos ambivalences qui sont autant de qualités, nos angoisses qui sont autant d’espoirs, nos révoltes qui sont autant de sagesses.

Un livre à lire et à garder sous la main, pour replonger en cas d’urgence dans un chapitre, pour se libérer de son propre esprit, pour s’autoriser à être soi-même.

Foutez-vous la Paix ? Fabrice Midal, éditions Pocket, et son site internet : https://www.fabricemidal.com/ et enfin sur Amazon.

Les bonnes résolutions en 5 étapes

Les bonnes résolutions en 5 étapes

Incorrigibles !

Sur la table trainent les papiers des chocolats, les baskets répandues dans l’entrée, rien à faire, les bonnes résolutions semblent déjà perdues au lendemain de la nouvelle année et des promesses intenables.

 Bien sûr les chocolats ne méritent pas la poubelle et les baskets seraient bien mieux utilisées pour le sport ou la marche. Mais les bonnes résolutions ne peuvent pas non plus s’envoler à la moindre crise de flémingite.

 Je me suis alors demandé ce qui faisait que certaines résolutions tenaient et d’autres pas !

Et j’ai découvert un secret… il y a une formule magique

Vous aussi vous voulez découvrir la réussite à coup sûr ? (Normalement c’est là que vous entrez votre mail pour que je vous envoie mon livre blanc sur les 5 étapes du succès de vos résolutions 2019) ! Heureusement ma résolution est de rester moi-même et de ne pas me plier à toutes les modes de marketing.

Ainsi pour réussir sa « bonne résolution » il est nécessaire d’avoir du temps ou de se ménager du temps. Ce temps est plus ou moins long selon la nature du projet (se mettre au sport ou changer de vie) et se décompose en 5 étapes.

Etape 1 : Motivé !

Qu’est-ce qui me pousse à vouloir prendre cette résolution, à quel sacrifice suis-je prêt. Est-ce un simple défi ou un besoin essentiel ?

Cette réflexion préalable est indispensable pour savoir ce qui vous alimente dans la réussite de votre projet.

A partir de demain j’arrête de fumer ! Seuls ceux qui ont déjà réfléchit longuement et murit la réflexion (même si certains n’en ont jamais parlé à quiconque avant de passer à l’acte) en sont capables et voici pourquoi…

Etape 2 : S’informer

Parce qu’avant de se lancer dans une bonne résolution vous avez besoin d’informations ! Vous n’avez pas forcément de coach sportif ni de coach «perdre du poids ». Une résolution c’est un projet que vous réalisez.

Vous devez donc avoir suffisamment d’éléments pour mettre en œuvre un plan d’action. Si vous partez sur un régime vous avez certainement besoin de comprendre comment fonctionne le corps humain et d’analyser votre nutrition actuelle pour pouvoir la changer.

Pour le sport vous avez besoin de savoir combien de temps dure une séance, à quel endroit et à quel moment vous pouvez pratiquer.

Attention néanmoins à ne pas rester bloqué à cette étape, vous n’aurez pas toujours réponse à toutes les questions que vous vous posez.

Etape 3 : Se préparer et visualiser

Super vous savez quel régime vous allez suivre, il est temps de planifier tout cela.

Mais d’abord je vous invite à visualiser votre cuisine d’aujourd’hui avec vous dedans, c’est fait ?

Maintenant imaginez vous dans cette même cuisine dans 5 mois.

Alors ? Ah oui les paquets de Finger ne sont plus dans l’armoire planqués sous les torchons, et regardez-vous, vous vous trouvez mieux n’est-ce pas ?

La visualisation est un excellent exercice pour se préparer et atteindre son objectif. Tous les sportifs le font consciemment (ou inconsciemment). Ils visualisent le placement de la balle sur le terrain avant de jouer le coup au tennis, une descente avec tous les obstacles pour les skieurs, les figures à effectuer pour les parachutistes.

Vous aussi vous pouvez visualiser et améliorer cette visualisation au fur et à mesure de votre préparation.

Etape 4 : S’entraîner ou tester

Quasi simultanément à l’étape 3 l’entrainement, ou phase de test selon la nature du projet, permet de se mettre en action et d’expérimenter.

Nous avons tous (pour les fumeurs) eu cette expérience d’arrêter un jour… et de ne tenir que quelques heures au mieux quelques jours. Pourtant ce sont souvent ces premières fois qui nous ont permis de comprendre les étapes précédentes. Parce que nous sommes tous différents, nos motivations, nos interprétations des informations, nos émotions et nos visualisations sont différentes et nous devons en permanence nous ajuster.

Etape 5 : Célébrer

Bravo vous avez réussi ! Récompensez-vous (sans tomber dans une autre addiction…) et continuez jusqu’à ce que vous ayez changé vos habitudes en profondeur…

Bravo vous avez échoué ! Recommencez vous êtes sur la bonne voie. Inutile de vous mettre la rate au court-bouillon, vous n’étiez sans doute pas complètement prêt mais vous avez acquis de l’expérience qui vous sera précieuse par la suite. Conseil : analysez ce qui a bien fonctionné et ce qui n’a pas bien fonctionné.

Voilà il est temps pour moi de vous souhaiter une excellente année 2019, pleine de résolutions, de projets et de bonheurs à accomplir… et n’hésitez pas à donner vos trucs et astuces pour réussir en commentaire !

Créer une entreprise, changer de vie

Créer une entreprise, changer de vie

Créer ou reprendre une entreprise c’est prendre une décision radicale, une décision dont les conséquences ne sont souvent pas mesurées. Et heureusement, une part d’inconscience est nécessaire pour se jeter dans le grand bain et apprendre à nager.

Pour le créateur d’entreprise c’est un chemin qui débute souvent dans l’euphorie, enfin il va prendre en main son destin, prendre ses propres décisions, conduire sa vie, conduire son changement de vie.

Quelque soit le résultat, l‘expérience est riche, forte, elle conduit au dépassement de soi, elle permet en quelques mois d’en apprendre plus qu’en quelques années passées dans une entreprise.

La réussite d’une création d’entreprise passe le plus souvent par l’accompagnement de l’entrepreneur par une structure d’accompagnement (pépinière d’entreprise, Airdie, BGE…) la famille, des coachs, des experts, des associés.

L’accompagnement prend alors des formes diverses : soutien actif dans les périodes de financement, aide à la décision, brainstorming, appui moral dans les moments de creux et de doutes (vous le savez, vous le vivez). Et les études réalisées le montre, le taux de réussite (de survie) à 3 ans des projets passe en moyenne de 50% à 80%.(1)

Pour l’entrepreneur il est crucial de trouver cet appui, de trouver l’appui qui lui convient le mieux par rapport à son projet. Il doit pouvoir se ressourcer, travailler son leadership, intégrer son rôle de chef d’entreprise.

C’est pour cela que nous faisons notre la citation de Nelson Mandela

« Aucun de nous, en agissant seul ne peut atteindre le succès »

(1) les 3 facteurs clés de réussite pour les TPE / PME sont : l’accompagnement, l’ouverture du capital et l’internationalisation.

A vos agendas : Ateliers Intelligence Collective

A vos agendas : Ateliers Intelligence Collective

Manager, chef d’entreprise, leader, vous avez envie de ré-enchanter votre management ?

Michèle Vielfaure-Chapuis et Yann Riché, coachs certifiés C&T, vous proposent 3 dates et 3 villes différentes du Gard pour venir expérimenter l’intelligence collective en vivant des processus de coachings.

+d’infos

Michèle Vielfaure-Chapuis – Au nom du Sens

Tél : 06 40 40 26 41 – coaching.cm@orange.fr – www.kelsens-c.com

Yann Riché – Lab Conseil

Tél : 06 17 17 17 26 – yriche@lab-conseil.fr – www.lab-conseil.fr

Atelier 35 €TTC – Buffet optionnel 15 €TTC

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