Transformation digitale : vision et partage

Transformation digitale : vision et partage

Chaque semestre, chaque année, une étude vient confirmer les besoins en accompagnement des dirigeants d’entreprise. En 2016, BPI France publiait une enquête sur « la solitude des dirigeants », en 2017 ce sont « les dirigeants de PME et ETI face au digital » au sous-titre ambigüe : « Histoire d’une incompréhension » réalisée auprès de 1814 dirigeants de PME / ETI, un échantillon conséquent.

L’enquête nous apprend que 38% des dirigeants demeurent aujourd’hui sceptiques quant à la nécessité de mettre en place une démarche de transformation digitale.

BPI France estime qu’une entreprise sur 3 est menacée de disparition si elle n’a pas opéré de transformation d’ici 3 ans. Et l’enquête ne cible que les PME et ETI, autant dire que de nombreux secteurs, dont ceux du commerce de proximité, sont eux aussi certainement en sursis.

Pourtant ce que nous devons retenir dans cette étude, c’est que la transformation vers le digital est une histoire de femmes et d’hommes.

Tout d’abord, le digital apporte de la complexité supplémentaire, mais ne pas s’adapter à cette complexité et à l’incertitude qui en découle c’est mourir.

Ensuite dans la transformation digitale se niche la transformation des organisations. Inévitable. Le fonctionnement en réseaux, les flux d’informations, de données, conduisent indéniablement les entreprises à devoir vivre l’intelligence collective.

Deux raisons essentielles à cela : la première est à trouver dans les mutations profondes que le numérique ou le digital fait subir à nos modèles économiques, le produit ne se suffit pas, c’est de plus en plus son usage qui compte, le client veut une solution globale qui répond à ses besoins, pas un objet.

La deuxième raison est à chercher dans la monétisation des données afin que ces montagnes de datas ne restent pas de simples données brutes mais bien des données raffinées, utiles aux collaborateurs, aux clients, aux fournisseurs et in fine à la performance de l’entreprise.

Partir dans la transformation digitale demande de structurer sa démarche, il s’agit bien d’un projet à mener à bien avec une vision, le partage de cette vision et un plan d’actions. Les vrais difficultés pour les dirigeants résident dans les compétences, la formation et parfois le manque de moyens financiers.

Les dirigeants le savent, réussir c’est s’appuyer sur la première ressource de l’entreprise : l’humain.

Alors le numérique ne va pas tuer l’emploi, mais bien le changer et dans le même temps changer les modes d’organisations des entreprises… Le dirigeant est alors acteur et moteur de la transformation pour amener ses collaborateurs à monter en compétences (à minima sur le digital) à évoluer comme lui dans leurs postes, leurs fonctions, leurs responsabilités et leurs méthodes de travail, ainsi c’est toute l’organisation qui se transforme.

Toute l’étude sur Histoire d’incompréhensionhttps://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/Dirigeants-de-PME-et-ETI-face-au-digital

Pour en profiter voici l’infographie :

De l’autoportrait : connais-toi toi même…

De l’autoportrait : connais-toi toi même…

« Connais-toi toi même, laisse le monde aux Dieux », gravée sur le fronton du temple de Delphes, Socrate a laissé à la postérité cette citation que nous utilisons encore.

Avec Haruki Murakami, je voudrais vous emmener là aussi un peu en Grèce et dans l’univers du marathon, plus exactement de la course à pied et de l’écriture. Et laisser aux Dieux le monde.

L’écrivain japonais connu pour ces récits oniriques qui mêlent réalité et intériorité, s’est livré à l’exercice de l' »Autoportrait de l’auteur en coureur de fond », titre d’un livre publié en 2011. Haruki Murakami fait parti de ces auteurs, qui mettant bout à bout des mots, exercent une pression amicale et sincère sur notre vie et notre discipline.

La discipline de l’autoportrait est un exercice difficile dans lequel il ne faut ni se livrer à la complaisance ni à la dévalorisation. C’est d’ailleurs le rôle du coach que de mener chacun à exprimer ce qu’il a de meilleur.

Dans un monde idéal, cet ouvrage serait lu et étudié dès les classes de première, même si sa lecture résonne plus avec l’âge et l’expérience. La course à pied n’y est qu’un prétexte pour parcourir le long chemin de la vie. La vie est injuste nous dit l’auteur, et parce qu’elle est injuste, autant travailler sur nos qualités. La course lui sert d’exemple : l’auteur ne se sent pas le meilleur, il se sait robuste mais pas le plus rapide, alors il court avec robustesse. Il pratique la course avec discipline, avec des entraînements réguliers, pour réaliser chaque année un marathon. Les courses sont des expérimentations pour se dépasser, aller au-delà, pour donner un sens à cette discipline de l’entrainement. Tout comme il peut le faire dans l’écriture et plus jeune dans sa boîte de jazz.

Et l’écriture ressemble aussi chez lui à un long marathon, le talent ne suffit pas, dit-il, pour durer, il n’a pas d’âge, mais une maturité ; il n’a pas de durée mais s’entretient et se travaille.

Disons-le, le livre s’épuise un peu sur la fin, mais je l’ai lu deux fois et à chaque fois j’en ai retiré un retour d’expérience personnel.

La première fois en 2012, j’avais déjà apprécié le livre et calé sur la fin. En période de « doute » il fut utile pour prendre du recul.

Fin 2015, je me suis remis à la course à pied, certain de ne pas vraiment retrouver les sensations de plaisirs que j’avais il y a quelques années. Avec l »‘âge », j’avais changé de méthode et travaillé plus la préparation et la musculation pour démarrer dans de bonnes conditions. En juin, j’ai relu cet ouvrage et j’ai retrouvé le même plaisir de lire l’expérience d’Haruki Murakami car elle résonne dans nos expériences personnelles et dans nos défis personnels. Cette fois l’ouvrage s’est avéré utile non pas dans le doute mais dans le prolongement de réflexions personnelles sur la construction d’un avenir.

Alors que vous soyez coureur ou non, cet ouvrage est pour tous ceux qui veulent aller loin et se réaliser avec un brin d’auto-analyse, de sagesse socratique et et d’introspection orientale.

A lire et relire.

 

 

 

 

Faire l’avenir

Faire l’avenir

Bienvenue sur Lab Conseil,

Pour ce premier article, pour cette première lecture, si vous arrivez sur le site de Lab Conseil, j’ai seulement voulu mettre en lumière une citation d’Henri Bergson :

« L’avenir, ce n’est pas ce qui va nous arriver, mais ce que nous allons faire. »

La critique souvent entendue, souvent réelle, des chefs d’entreprise envers les financiers, les banquier et envers les experts comptables qui réalisent les analyses, est de regarder via le compte de résultat et le bilan dans le rétroviseur au détriment du projet d’avenir.

Un entrepreneur veut partager une vision de son entreprise à un horizon de 3, 5  ou 10 ans. Et il veut emmener avec lui son personnel, son banquier et son comptable et tous ceux qui partagent sa vision du futur. Peut être qu’il partira à la conquête des Indes pour découvrir l’Amérique, peut-être fera t-il naufrage dans un tribunal de commerce, peut-être sera-t-il couvert des ors d’une levée de fonds ?

Qu’importe finalement le résultat puisqu’il n’est jamais connu. Ce qu’il faut retenir c’est que, du port on voit l’horizon et derrière l’horizon, une même ambition, celle de vivre ses rêves.

 

Yann Riché